Portrait de marcheuse – Bagdat

Bagdat s’engage auprès des femmes

Donner de son temps, partager des moments de convivialité, voilà ce qui anime Bagdat au quotidien. Impliquée dans la vie associative locale, elle s’est engagée auprès des femmes d’ici et d’ailleursPortrait d’une battante au grand cœur !  

Impossible pour elle de dire « non » à Gwen ! « Et pourtant, j’avais peur de ne pas y arriver ! », admet Bagdat qui a parcouru ses premiers 20 km haut la main, au point de renouveler son exploit à trois reprises. « J’ai réussi, je suis très fière de moi et je suis prête à recommencer » !

4, 9, 17, 18, quatre chiffres, quatre étapes qu’elle a parfaitement en tête et qui pour elle, semble avoir plus de valeur que n’importe quelle combinaison gagnante du loto. « J’ai adoré aller marcher avec Gwen. J’ai d’ailleurs découvert des lieux et des endroits où finalement on ne va jamais. Et, puis, c’est aussi une façon de faire connaissance avec d’autres belles personnes, avec qui j’espère garder des contacts ».Ravie, Bagdat a entrainé sa fille dans l’aventure, en participant à la marche des ados. 

C’est d’ailleurs grâce à leurs enfants que Gwen et Bagdat se sont connues. « Ma fille Assya est une amie proche d’Emma, la fille de Gwen. Elles sont dans le même collège depuis la 6e et vont entrer au lycée l’an prochain ». Une amitié qui a permis de rapprocher les deux mamans lors d’un week-end surf l’an dernier à Penmarch, dans le Finistère. « Prises par le travail et nos activités, nous n’avions jusqu’alors pas eu l’occasion de véritablement faire connaissance. Ce fut une belle rencontre », poursuit Bagdat.

D’autant que les deux femmes ont en commun leur attachement à la cause féminine. Vice-présidente de Trajectoires de femmes d’ici et d’ailleurs, Bagdat s’investit pleinement dans l’association vannetaise dont la vocation première est d’aider les femmes à construire un nouveau projet professionnel aux moyens de rencontres mensuelles et d’ateliers pratiques. « C’est très enrichissant sur le plan humain et ces partages d’expériences peuvent être un vrai tremplin ». Bagdat sait de quoi elle parle. A 42 ans, cette maman de quatre enfants, d’origine turque, a bénéficié du « coup de pouce » de l’association pour se former et trouver sa voie. 

Un tournant professionnel

Depuis deux ans, Bagdat occupe un poste à temps plein au sein d’une administration vannetaise. Pour en arriver là, elle a dû reprendre le chemin de l’école à l’âge de 40 ans et se consacrer pleinement à ses études. « J’ai obtenu un diplôme d’université Carrières juridiques, administration territoriale, mais pour cela, il a fallu que je travaille trois fois plus que les autres, en raison de la barrière de la langue ». Une année à bûcher ses cours, tard le soir, week-end et vacances comprises. Un sacrifice ? « Pas vraiment. J’adore apprendre et j’ai toujours voulu aller à l’université », confie Bagdat.

Aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix et consacre désormais du temps aux autres femmes qui comme elle, souhaite renouer avec la vie professionnelle. « J’ai commencé par travailler dans la restauration rapide, mais les horaires étaient difficilement compatibles avec la vie de famille, alors, j’ai entamé ma formation ».

Investie dans sa commune, Bagdat est aussi membre de l’association interculturelle Plescop autour du monde. « Portugais, grecs, turcs…, nous avons tous des nationalités différentes et nous nous réunissons pour faire découvrir notreculture par la cuisine, la musique… ». Des initiatives qui résonnent comme une invitation au voyage…

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